1993

Triennale des Amériques, 1993
présence en Europe 1945-1992

Célébrer ou dénoncer : dans le passé l’Art a toujours fait l’un ou l’autre. Depuis la guerre de 1939 il a été difficile de fêter ce monde. L’authenticité des artistes les a plutôt orientés vers l’angoisse, la misère, la violence et l’absurde. Ceux qui chantent, chantent plutôt pour les grandes industries, le prestige des multinationales, en célébrant les nouvelles techniques, agrandissant les structures trouvées au début du siècle.

Alors que le monde nous arrive à travers les cinq sens, l’œuvre d’Art nous arrive à travers nos capacités visuelles (innées ou acquises) d’apercevoir. À la fin du siècle peut-on déceler les tendances les plus intéressantes de notre époque? Tout le monde se trompe, parce que les musées sont remplis de « non-art », art pompier, objets de mode d’un jour ou d’une décennie. Le demi-siècle écoulé nous a fourni un recul considérable, et la Triennale à Maubeuge permet de déguster un breuvage: ce qu’un continent a fermenté pendant deux générations sur une lie de culture française.
À votre santé !


CHARLES SEMSER, 1992

page 256 du catalogue général
en face, photo de "Jour de Fête" grès 1992

Charles SEMSER
Catalogue Triennale des Amériques, Maubeuge 1993

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